• LE GROUPE "JACK" DE JACQUES LEVY DES GROUPES VENY

    Jacques LEVY est né le 20 mai 1899 à PARIS, au début de l'année 1942, il est adjoint de Gaston VEDEL dans le groupe VICTOIRE. En avril 1942, il est agent permanent du réseau BRUTUS. En 1944, il est partie prenante de la création des groupes VENY, il en sera le commandant départemental adjoint. Philippe de GUNZBOURG l'ayant rencontré lors de la réunion des chefs qui a eu lieu chez Bayard, le décrit "comme frétillant d'ambition politique".

    En juin 1944, arrivé de Dordogne, il installe une unité dans les anciennes carrières de pierre du Récluzel à Fumel. De nombreuses ouvertures sur les différents versants de la colline devaient permettre une évacuation rapide. Au 01/01/1944, l'effectif est de 6 hommes pour passer à 95 hommes au 01/06/1944.

    Fernand VILLARD (3) agriculteur à CUZORN, va fournir du ravitaillement au groupe Jack, il effectue des missions de reconnaissance pour repérer de futurs lieux de parachutages, distribue des tracts clandestins dans les usines à Saint-Front et Sauveterre. Le 22/02/1944, il rejoint le groupe, le 24/10/1944 il sera démobilisé.

    Le groupe a participé à de nombreux sabotages et coups de main contre l'ennemi lors des opérations de libération du département. Dans les carrières, deux plaques ont été apposées l'une en souvenir du séjour de ce groupe, l'autre par les hommes lors du décès de leur commandant.
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    (3) AERI La Résistance en Lot-et-Garonne.

     


    Groupe Vény
    Musée de la Résistance de Cahors


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  • LE GROUPE "SOLEIL" DE RENÉ COUSTELLIER À SAUVETERRE

    Le préfet lors de sa visite à SAUVETERRE le 15 avril 1942 avait noté dans son rapport : "l'état d'esprit de la population est généralement bon, quelques amateurs de radio Londres…"

    Dans le maquis chacun se devait d'avoir un surnom. Quand René COUSTELLIER est arrivé chez les MALAURIE à BELVES, en entendant son accent, Max LEVY s'est écrié : "mais c'est le soleil du midi qu'on nous envoie" et voilà le nouveau nom trouvé ! "Je me souviens des tournesols que les résistants de SOLEIL accrochaient à la calandre de leurs voitures" dira Bertrand LEVY, le neveu de Max LEVY. Michel CARCENAC dans son livre raconte sa première rencontre avec SOLEIL : "Dès qu'il se met à parler, je suis transporté dans un film de Pagnol. C'est la voix de Raimu, plus rapide, mais avec le même accent et les mêmes expressions, les phrases qui commencent par des : Oh ! toi ! Oh ! Untel ! Les mots sont percutants, précis. Il a une aura exceptionnelle. C'est un meneur d'hommes, nous sommes fascinés." (7)

    Le mot d'ordre du groupe était : "quand les Allemands ne viennent pas à nous, nous devons aller vers eux pour les combattre". A VILLEFRANCHE du Périgord, le 01 janvier 1944 lors d'une réunion, le groupe "SOLEIL" décide la création d'une école des groupes francs pour former de futurs résistants.

    Un emplacement idéal est trouvé aux "ESCALIERS" à SAUVETERRE, à l'intersection de trois départements la Dordogne, le Lot et le Lot-et-Garonne. En cas de danger tout est prêt pour l'évacuation sur un autre département. Les bâtiments sont prêtés par monsieur TEYSSANDIER, ancien combattant de 1914-1918, gravement blessé, devenu invalide qui avait une haine solide des Allemands. Sa fille, mariée avec deux enfants sera un agent de liaison très efficace pour le maquis. Tom est désigné comme directeur, "RASEMOTTE" est responsable de l'instruction et de la formation des groupes. Les instructeurs, anciens de la guerre d'Espagne avaient l'expérience et les qualités requises pour former les hommes (8). Pour la discipline, M. adjoint de SOLEIL disait : "chacun doit tirer la charrue dans le bon sens, tous doivent pouvoir compter sur tous. Il sera un devoir pour chacun de participer, réfléchir, calculer, donner son propre point de vue, en un mot : faire corps" (9) en fin de stage, l'état-major après avis du directeur, désignait les chefs des groupes francs qui choisissaient 4 ou 5 combattants pour former leur groupe. Puis ils recevaient des armes, une somme d'argent et partaient s'installer avec obligation de venir chaque semaine au P.C. pour rendre compte des activités et recevoir le programme.

    Le P.C. ira ensuite s'installer en d'autres lieux, notamment aux Grives à BELVES. Le groupe n'étant pas habilité à recevoir des parachutages, trouvera d'autres moyens de se procurer des armes, parfois en "récupérant" un parachutage destiné à d'autres !

    Le groupe sera intégré à d'autres bataillons, il deviendra F.T.P., il participera à la libération des villes, ira combattre sur le Front du Médoc, certains signeront un engagement pour la poursuite des combats.

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    (7) Un ingénu dans la Résistance Michel CARCENAC.
    (8) 1944 en Dordogne de J. LAGRANGE.
    (9) Le groupe Soleil dans la Résistance René COUSTELLIER.


    Eté 1944 - Le rêve du grand soir


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  • La Résistance n'est au début que le fait de quelques individus qui se retrouvent par petits groupes et adhèrent en fonction de leurs affinités aux différents mouvements qui se constituent autour d'un projet commun.
    La ville de FUMEL (47) est située sur des coteaux aux pieds desquels coulent le Lot, la Thèze et la Lémance. Cette situation géographique, avec les massifs boisés environnants, explique l'implantation des maquis dans la région.


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    LES MAQUIS DU FUMÉLOIS ET DE LA VALLÉE DE LA LÉMANCE

     

    Groupes VENY Les premiers mouvements ralliés au gaullisme et l'Armée secrète

    La ville de FUMEL située en Lot-et-Garonne, est une porte vers le Quercy et le Périgord. Elle est située sur des coteaux aux pieds desquels coulent le Lot, la Thèze et la Lémance. Cette situation géographique, avec les massifs boisés environnants, explique l'implantation des maquis dans la région.

     


    Communauté de communes Fumel Communautés
    Communauté de communes Fumel Communautés

    LIEU
    NOMS
    ACTIVITÉ GÉNÉRALE
    BLANQUEFORT
    Groupe "Bayard"
    Charles MARTIN

    Installé au lieu dit "Carayac" année 1944 jusqu'au départ en avril 1944.

    CUZORN
    La grotte

    Des groupes de maquis ont séjourné dans la grotte du "Trou qui fume", ils ont inscrit leurs noms sur les murs.

    CUZORN
    Un camp d'Eclaireurs

    Les Éclaireurs utilisaient le matériel du camping "DUVERGÉ", ils ont été les seuls à tout restituer.

    FUMEL
    Bataillon "Geoffroy"
    Groupe VENY
    Jean VERMONT

    Naissance du groupe à l'usine de FUMEL en 1942.
    Puis il a été mis en sommeil jusqu'à fin mai 1944 et a repris début juin 1944 en divers petits groupes répartis autour de FUMEL.

    FUMEL
    Groupe "Jack"
    Groupe VENY
    Jacques LEVY

    Groupe installé dans les carrières de pierre du Pech del Treil (Recluzel).
    Mai 1944 au mois d'août 1944.

    MONTAYRAL
    Le Front National
    Groupe "Cabannes"

    Au départ le colonel LAKANAL a créé une cellule F.N., à son départ il a été remplacé par Georges TOULZA.

    SAUVETERRE la LÉMANCE
    Groupe "Soleil"
    Bataillon F.T.P.
    René COUSTELLIER

    "Une école des cadres" a été installée au lieu dit "Les Escaliers".

     



    Bassin de la Lémance


    LES AUTRES MAQUIS QUI ONT ACCUEILLI DES PERSONNES
    DE LA VALLÉE DE LA LÉMANCE ET DU FUMÉLOIS

     

    LIEUX
    NOMS
    Les dates et les lieux

    Lot-et-Garonne



    SALLES
    Groupe "D.D." DELDON

    Créé à Salles en novembre 1942

    Lot



    SOTURAC
    TOUZAC
    Groupe "ALEXIS"

    Créé à TOUZAC en juillet 1942
    En lien avec le S.O.E. anglais, agent Philippe de GUNZBOURG.

    Dordogne Sud



    LOUBÉJAC
    Groupe "PARROT"

    Créé au château de SERMET de Loubéjac par PARROT.

     



    Tableau des exécutions sommaires dressées par le préfet en 1948

    Exécutions pour le département du Lot-et-Garonne
    Exécutions pour le département du Lot-et-Garonne
    (AERI La Résistance en Lot-et-Garonne 2010)

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  • A la Libération, le général EISENHOVER, estimait à 15 divisions l'apport de la Résistance Française.

    Pour le Lot-et-Garonne, d'après la statistique du Service Historique de l'Armée (S.H.A.) 12.519 hommes s'étaient regroupés, contribuant à l'effort national.

    Ces 12 519 F.F.I. homologués, regroupés dans trois mouvements, se décomposaient comme suit :

    Pour l'A.S. (Armée Secrète) 8 759 membres
    Pour les F.T.P.F. (Franc Tireur et Partisans Français) 2 971 membres
    Pour l'O.R.A. (Organisation Républicaine Armée) 789 membres

    Ne sont pas compris dans cette statistique les camarades de la R.I.F. (Résistance Intérieure Française).

    Toujours d'après la statistique du S.H.A., 420 opérations importantes ont été recensées dans notre département et parmi elles nous relevons :

    • 124 parachutages d'armes et de munitions
    • 136 embuscades, coups de main et combats
    • 132 sabotages
    • 19 libérations de localités importantes

    Les pertes subies par l'ennemi ont été de 516 tués, 147 blessés et 350 prisonniers.

    Du côté de la Résistance, plus de 250 fusillés ou massacrés, 700 déportés, auxquels il faut ajouter les 1.200 déportés de la Centrale d'EYSSES, selon les témoignages de l'âpreté des combats menés.

     


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